Evolution de la composition des shampoings bios

Le 09/12/2014 à 17h14 - Infos coiffure

Oui, il y a eu un grand changement dans la composition des shampoings Bio en à peine 5 ans. Au début de ce mouvement, beaucoup de produits ayant obtenu des certifications utilisaient encor des substances chimiques comme base lavante. En effet, les organismes de certification française tel que Cosmebio permettent aux marques capillaires souhaitant investir dans le Bio d’utiliser des ingrédients chimiques sous réserve de respecter les proportions imposées par les cahiers des charges. Les enseignes recouraient principalement au mariage de 2 tensioactifs comme agent lavant, agent moussant, agent mouillant et émulsifiants. Il s’agit du sulfate de lauryle ammonium (SLA) et de la bétaïne de cocamidopropyle.

Les compositions à l’heure actuelle
On distingue plusieurs types de produits. Certains laboratoires cosmétiques optent toujours pour l’ancienne composition associant les 2 tensioactifs chimiques cités précédemment. Toutefois, ils veillent généralement à ce qu’il y ait au moins 80 % de bétaïne de cocamidopropyle afin de neutraliser ou plutôt d’atténuer l’agressivité du sulfate de lauryle ammonium. Ainsi, le shampoing ne sera que peu irritant. Ceci dit, le reste des ingrédients sont naturels et bio.
Mais de plus en plus, les shampoings bio font abstraction de tous produits chimiques. Les marques optent par exemple pour une association très « naturelle » des tensioactifs d’origine végétale tels que la combinaison de la mousse de sucre et de l’acylglutamates (ce dernier, obtenu à partir d’acides aminés, est extrêmement doux). Ce type de shampoings Bio est garanti sans sulfate en plus d’être véritablement écologique.
Enfin, on trouve sur le marché des shampoings composés uniquement de produits naturels sans pour autant être labellisés. Deux raisons peuvent expliquer cette situation : soit la marque n’a pas demandé de certification, soit elle a fait une demande, mais les compositions et le procédé de fabrication de ses produits ne sont pas conformes au cahier des charges des agences de certification auxquels elle s’est adressée. Le label BDIH par exemple exclut le recours à des huiles essentielles et des huiles végétales qui n’ont pas obtenu le label AB.

Efficacité des shampoings bio et naturels
Il faut savoir que les tensioactifs chimiques moussent beaucoup plus, et de très loin, que les tensioactifs naturels. Or, plus son pouvoir moussant est élevé, plus le shampoing augmente en efficacité. Malheureusement, ces shampoings sont agressifs, irritants pour le cuir chevelu et deviennent nocifs pour la fibre capillaire lorsqu’ils sont utilisés sur le long terme. Concernant les shampoings Bio, les tensioactifs utilisés sont doux et n’irritent pas le cuir chevelu. Ils lavent très bien, mais moussent peu. Il faut donc en utiliser une plus grande quantité pour avoir le même résultat que celui offert par les shampoings classiques.
Certes, cette spécificité des shampoings Bio engendre une contrainte financière, mais en contrepartie, le cuir chevelu ainsi que la santé capillaire sont préservés étant donné qu’ils ne sont pas agressés par des substances chimiques. Les fabricants de shampoings Bio sont donc face à un grand défi : trouver une composition naturelle qui permette une bonne production de mousse sans avoir à sacrifier la douceur. Enfin, il faut avouer que les shampoings Bio naturels coûtent tout de même cher en raison du coût des tensioactifs végétaux, notamment celui de l’acylglutamate considéré comme le meilleur.  

Evolution composition shampoings bio