Le coiffeur de Compostelle : une première semaine riche en rencontres !

Le 09/05/2016 à 16h14 - Expert Zone

Nous vous en parlions la semaine dernière, Alain Lecoeur, coiffeur à la retraite, s'est engagé sur le chemin de St Jacques de Compostelle afin de rencontrer les coiffeurs, et de mettre la profession à l'honneur tout au long de son voyage. Une initiative que nous avons tout particulièrement appréciée, et que nous avons décidé de soutenir au travers d'un rendez-vous hebdomadaire, afin de vous tenir informé de l'avancée de son pèlerinage, et de ses rencontres avec les coiffeurs. Et autant vous dire que lors de cette première semaine, les rencontres furent plus que riches... 




Quel a été le chemin parcouru ? 

La marche du coiffeur à commencé à Chartres, ville ou il habite, avant de se rendre dans commune de Illiers-Combray, pour terminer dans la ville de Cloyes sur le Loir samedi. Soit une distance totale de 76 kilomètres, en passant par Bonneval et Mérée. Il a été accompagné  pour sa première étape par Brice Thiron, rédacteur pour le magazine professionnel de coiffure L'Eclaireur ("je peux vous dire qu'il marche bien le bougre").
Niveau météo, Alain a été gâté pour sa première semaine, avec 4 jours de grand beau temps (et 3 jours de nuages). Pas de pluie, ce qui a donc permis au Coiffeur de Compostelle d'avancer à la vitesse qu'il s’était fixé. Espérons que ça dure !



Quels ont été les salons rencontrés, et qu'est-ce qui y a été échangé ? 

Alain a sur son chemin rencontré 3 salons de coiffure : le salon Amazone à Illiers-Combray, un salon à Bonneval, et le salon LK à Mérée. 
"La première chose qui me marque" souligne Alain, "c'est que TOUS les salons sans exception me font part de leur difficulté à recruter". En effet, il n'est déjà pas évident de recruter en ville, mais alors en zone rurale, nous vous laissons imaginer le calvaire. Pourtant, les salons recrutent et ont besoin de main d'oeuvre. Le salon Amazone par exemple, composé de deux personnes, recherche une troisième personne pour renfoncer les équipes, en vain. Idem pour le salon de Mérée, qui faute de candidats, a opté pour une BP en 2e année, à qui une offre de CDI a été proposée, sans condition d'obtention du BP par la gérante qui l'accueille actuellement. 
Autre chose qui a marqué le Coiffeur de Compostelle : le coût faible des prestations réalisées en salon. En effet, le prix moyen d'un shampooing coupe brushing femme observée par Alain est de 25 euros, bien en dessous des tarifs pratiqués en ville. 
Une dernière chose observée par Alain reste la "fragilité " de la clientèle en zone rurale. En effet, les coiffeurs ont presque tous déclaré que la perte d'une cliente avait pour conséquence une perte importante de revenus pour le salon. Pour la perte de la cliente en soi, mais également du fait que "tout se sait dans les villages", et que d'autres clientes suivent en cas d'abandon d'un salon. Ce qui a aussi de gros avantages, si un salon arrive à capter une nouvelle cliente. 


Comment faire pour rencontrer Alain ? 

Le plus simple est de le contacter via sa page Facebook. Vous êtes déjà plusieurs centaines à l'avoir déjà contacté, pour le féliciter de sa démarche, pour le rencontrer ou pour partager un repas / bout de chemin avec lui. Une initiative qui le touche beaucoup ! Alors, si vous souhaitez lui proposer quelque chose, envoyez-lui un message via Facebook !