Son salon de coiffure était trop bien pour TF1 !

Le 30/03/2015 à 10h42 - Expert Zone

Nous en parlions il y a quelques semaines, TF1 lançait (un peu dans la précisipitation) son concept de télé-réalité "Mon salon de coiffure est en péril". L'idée étant de concurrencer le crochet de M6 "Cauchemar chez le coiffeur" qui est en cours de tournage. Le tout pour un résultat moyen, les audiences étant relativement basses pour le crochet qui a été déprogrammé dans la foulée. Mais ce que l'on sait moins, ce sont les processus de sélection des salons, et comment ceux-ci sont traités par la société de production Shine. C'est ce que raconte Catherine Sueur dans les colonnes du Courrier Picard. Son salon de coiffure situé à Amiens avait en effet été retenu par Shine pour participer à l'émission, les repérages étaient OK, toutes les démarches avaient été engagées... Avant que celle-ci ne se fasse planter par la société de production sans explication... Retour sur cette affaire qui a bien embarrassé la coiffeuse. 

Salon coiffure refusé TF1 Mon salon de coiffure est en péril


La société qui produit Masterchef, The Voice ou encore Super Nanny avait pourtant bien insisté pour que son salon participe à l'émission. Durant 15 jours, le salon Vertiges' Coiffure a été contacté quotidiennement pour sa participation à l'émission "Mon salon de coiffure est en péril". La gérante est surtout victime de problèmes de notoriété, et aurait bien profité des conseils du coach Eric Pfalzgraf pour améliorer la communication de son salon : "Au début, j’ai hésité, mais je me suis dit que cela pourrait peut-être nous aider un peu, car si nous sommes situés dans une rue très passante (Ndlr : rue du Général-Leclerc), beaucoup de gens ne s’arrêtent pas, on a du mal à se faire connaître et à avoir une visibilité par rapport à l’hypercentre."
Finalement, après en avoir longuement discuté avec ses équipes, la gérante se décide à sauter le pas. La production se réjouit de cette décision, et convient d'une date afin de réaliser une journée de tests avant le tournage de l'émission. "Ils sont venus toute une journée pour nous filmer dans les deux salons, ils ont même interrogé des clients. Tout était calé, ils nous avaient demandé où est-ce que leurs équipes pourraient dormir et où se garer…"

Mais sans nouvelle le vendredi suivant, la gérante rappelle la société de production, et c'est la douche froide : "Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas assez de travaux à faire dans mes salons. En gros, ils n’étaient pas assez vieillots pour eux, il n’y avait pas assez de poussière et tout était trop clean à leur goût. Cela m’a écœurée, car nous nous étions beaucoup investis pour les accueillir". En clair, le salon n'est finalement pas retenu pour l'émission, malgré les "engagements" que la société de production avait pris auprès de la coiffeuse. Mais en regardant l'émission programmée quelques semaines plus tard, la coiffeuse comprend la raison réelle de son éviction : "Je me suis fait avoir en fait. Ils se sont servis de nous en espérant filmer des scènes croustillantes, des clashs entre les filles, mais on est une équipe très soudée et on s’entend très bien toutes les quatre. À la télé, ce n’est pas assez vendeur…"

Sollicitée par le Courrier Picard pour avoir quelques éclaircissements sur les raisons de cette éviction, la société de production Shine n'a pas souhaité répondre à la demande d'interview.