Pour sauver ses salons en difficulté, il monte une arnaque incroyable !

Le 10/03/2015 à 17h28 - Expert Zone

Encore une histoire qui entache le monde de la coiffure, et qui nous fait mal au coeur... Jean Michel Racoton était le propriétaire de plusieurs salons de coiffure situé dans les Landes, le Nord et en Lot-et-Garonne. Mais comme beaucoup de gérants de salons, les revenus ont commencé avec le temps à se faire de plus en plus rares, et il a du trouver une activité pour se diversifier. Et malheureusement, on peut dire que l'homme est passé du côté noir de la force, et a escroqué plusieurs dizaines de personnes en France, pour un préjudice total estimé à plus de 400 000 euros. Il a été condamné aujourd'hui à 4 ans de prison par le tribunal de Bordeaux. 

Coiffeur escroc


L'affaire était bien rodée. En effet, il passait des annonces dans les journaux locaux en se présentant comme un organisme de crédit capable de financer des projets la ou les autres banques refusaient de suivre les entrepreneurs. Il a ainsi pu attirer dans ses filets des vignerons, des boulangers, des agriculteurs... Toutes sortes d'indépendants. L'escroc proposait aux chefs d'entreprise en besoin de financement des prêts inespérés, provenant de banques étrangères, principalement de Suède. Des frais qui pouvaient parfois monter sur des sommes faramineuses, comme ce vigneron qui avait obtenu une soi-disant offre de prêt pour un montant de 2 millions d'euros. Des prêts qui justifiaient des commissions juteuses pour l'escroc, de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Seulement voilà, une fois les commissions versées, l'escroc disparaissant dans la nature, et le prêt n'arrivait jamais. Vous avez compris, les offres étaient bidon. En effet, le coiffeur utilisait les fonds perçus pour renflouer ses salons de coiffure eux-mêmes en difficulté

"C'est un véritable escroc, capable de tisser sa toile pendant un an autour de ses victimes. Il a agi avec une subtilité remarquable" déplore la procureure de la République. Une bien triste histoire pour les victimes, mais surtout pour le monde de la coiffure qui une fois de plus subit une mauvaise presse dont elle n'aurait pas eu besoin...