Enfants allergiques : les colorations pour cheveux et le henné en seraient la cause !

Le 13/07/2015 à 11h53 - Ecologie coiffure

Des chiffres incroyables, et qui mettent une fois de plus en cause les composants de nos produits de coiffure en avant : selon une toute récente étude (publiée le 9 juillet), les allergies des enfants ont doublé ces 20 dernières années, passant de 8% à 16%... En cause : une molécule que l'on retrouve dans la quasi-totalité de nos colorations pour cheveux : le PPD (p-Phénylènediamine). Une substance que l'on retrouve également en grande quantité dans le henné, qui est utilisée pour les tatouages, mais également pour les colorations de cheveux (et qui gagne en part de marché ces dernières années, en se faisant passer pour un produit naturel). Une nouvelle qui n'a pas tardé à faire parler d'elle, et qui a même eu pour conséquence l'interdiction de l'utilisation de la molécule de PPD en Angleterre, sous quelque forme que ce soit. 

Allergies enfants PPD


 Car effectivement, la conséquence principale de cette allergie est ennuyeuse : l'apparition d'exéma, une réaction allergique qui se manifeste par l'apparition de petites plaques qui démangent et peuvent faire mal. Et le problème majeur, c'est que les enfants sont de plus en plus nombreux à réagir à ces produits. Si dans les années 90, le nombre d'enfants atteint était "réduit", il a doublé en seulement 20 ans, pour atteindre des niveaux records : 16 enfants sur 100 sont victime de cette allergie au PPD. "Notre étude démontre les actions engagées pour lutter contre les allergies au nickel ont été très satisfaisante, et que celles-ci doivent continuer. En revanche, il est inquiétant de voir que de plus en plus d'enfants développent des allergies au PPD, et ce à cause des colorations pour cheveux et du henné" déclare le docteur Vanessa Smith, responsable de cette étude. 
Ces niveaux inquiétants d'allergies sont confirmés par les dermatologues et les allergologues anglais, qui ne voient pas leurs cabinets désemplir. "Les allergies au nickel sont tombées de 33% à 18% en 20 ans. Mais les allergies au PPD sont passées de 8% à 16% sur la même période. Une allergie a été remplacée par une autre, ce qui n'est pas nécessairement mieux" déclare Matthew Gass, président de l'association anglaise des dermatologues.